Amours Mortes

amours_mortes_2_copyright_veronique_vercheval © Véronique Vercheval

Dans un premier temps, « Amours Mortes » nous présente quatre situations, quatre histoires de mariages forcés à travers le temps, l’espace et les cultures.

Une « pauvre petite fille riche » rêve de s’évader le jour de son mariage, essaye, abandonne… Pas facile d’échapper à sa condition. On ne quitte pas impunément le confort oppressant d’une famille nantie.

Papa crie sa colère en italien, maman en flamand. Elle, elle affronte ses parents en français. Conditionnée depuis l’enfance à épouser Francesco, le fils des meilleurs amis de la famille, aujourd’hui, elle hésite… C’est que plus la date approche, plus les sentiments s’éloignent.

Ce jeune maroxellois n’en mène pas large, face à sa mère qui l’a pris au piège. Ce soir, pour faire honneur à la mémoire de son père, il rencontre la cousine « tellement comme il faut, venue du pays, rien que pour lui. » Mais il a d’autres plans, lui : il est amoureux d’une fille d’ici !

Et enfin il y a Juliette, celle de Shakespeare, qui ne nous raconte pas autre chose que l’histoire d’un amour contrarié et d’un mariage imposé.

Avec le joker, dans un second temps, nous retraversons ces histoires pour les interroger, réagir et intervenir. A travers cette partie interactive, « Amour Mortes » cherche à démasquer les processus culturels, économiques et sociaux qui conduisent aux mariages forcés. Pour les remettre en question, chercher des stratégies qui permettraient d’y échapper. Mais aussi, « Amours Mortes » veut installer un moment pour parler d’amour tout court, pour parler de mariage et pour tenter, ensemble, de retrouver un bout, tout petit bout de début de sens à tout cela…