Jean de la Lune

Jean, le seul habitant de la Lune, s’ennuie un peu. Perché tout là-haut dans le ciel, il voudrait bien descendre sur Terre pour s’y amuser avec les Terriens.
Une comète passe soudain à sa portée : il s’en saisit et hop ! le  voilà sur notre planète.

Mais rien ne s’y passe comme il l’imaginait.
Son arrivée déclenche une véritable panique ; soldats et policiers le capturent et le jettent en prison. Comment Jean de la Lune parviendra-t-il à se sortir de là ?

Jean de la Lune de Tomi Ungerer nous a séduit d’abord par sa dimension poétique. Par son art du dépouillement et du contraste. Par ce personnage semblable à un enfant : naïf, pur, plein de bonté et de générosité et qui voit le monde avec un regard neuf et optimiste. Mais c’est aussi sa dimension politique qui nous a impressionnés! En l’adaptant pour qu’elle fasse écho à notre réalité actuelle, l’histoire célèbre la désobéissance civile pour faire triompher la solidarité. Jean trouve des alliés dans les gardiens de la prison où il est enfermé. Ceux-ci parviendront à entraîner toute la ville dans une ôde à la liberté et à l’entraide. Son ultime allié, c’est le professeur Ekla des ombres. Un personnage marginal, à part de la société, qui ne voit pas Jean de la Lune comme un envahisseur ni comme un objet scientifique, mais avant tout comme une personne.

Tout comme E.T., le film de Steven Spielberg sorti seize ans plus tard, Jean de la Lune nous met face à la présence d’un extraterrestre sur Terre et c’est par les réactions de chacun que le monde s’ouvrira, ou non, à l’inconnu.

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